Inscription inique, opposition du groupe protection animale à l'A.N.

Publié le par Pression Ethique Anti Corrida Europe

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Le groupe "protection animale" de l'Assemblée Nationale s'élève contre l'inscription de la taurturomachie au patrimoine culturel immatériel du Ministère de la Culture. Soutenons-les, nous pouvons leur envoyer un courrier pour les remercier et écrire à notre député pour l'engager à les rejoindre s'il ne l'a pas déjà fait.

 

PRESENTATION DU GROUPE PROTECTION ANIMALE ASSEMBLEE NATIONALE

 

http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_organe=/13/tribun/xml/xml/organes/402758.xml

 

COMMUNIQUE DEMANDE DE RETRAIT DE L INSCRIPTION INIQUE DE LA TORTURE AU PATRIMOINE FRANCAIS

 

 

http://marland-militello.fr/2011/05/02/communique-de-presse-du-groupe-detudes-protection-animale-inscription-de-la-corrida-au-patrimoine-culturel/

 

  patrimoine-culturel-immateriel

 

LA TORTURE INSCRITE AU PATRIMOINE IMMATERIEL FRANCAIS PAR LE MINISTERE DE LA CULTURE …

LE GROUPE D’ETUDES PARLEMENTAIRE « PROTECTION DES ANIMAUX » DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE EXIGE LE RETRAIT DE CE CLASSEMENT INIQUE

 

En fin de semaine dernière, nous avons a appris avec stupeur que le Ministère de la Culture par le biais d’une de ses commissions ethnologiques qualifiée « d’indépendante », cédant au Président de l’observatoire des cultures taurines, Monsieur Alain Viard, a élevé la tauromachie au rang de patrimoine culturel immatériel de la France !!!

Comment un acte d’une telle portée sociétale et politique peut-il avoir été dicté par une commission technique non spécifiquement missionnée à cette fin ?

Geneviève GAILLARD, Muriel MARLAND-MILITELLO et Armand JUNG, respectivement Présidente et Vice-présidents du Groupe d’Etudes « protection des animaux » de l’Assemblée Nationale s’indignent au nom de la cinquantaine* de députés qui en sont membres, contre une telle reconnaissance vis-à-vis de ce qui demeure une exception scandaleuse et fragile à la pénalisation des cruautés et sévices faits aux animaux en France.

Les parlementaires dénoncent le double langage et la spéciosité qui entourent cette inscription. D’un côté le Ministère se laisse dicter le classement par une obscure commission sur la base d’éléments dits « factuels » et sur des critères dits « exclusivement scientifiques » tout en précisant qu’il ne saurait être considéré comme une caution morale ou une reconnaissance. De l’autre le représentant des lobbyistes bénéficiaires parade et se félicite à grand cri « d’une reconnaissance culturelle au niveau national » et « d’une mesure de sauvegarde de la tauromachie »…

L’obtention d’un statut culturel en France fait peser un grave risque sur l’avenir : il pourrait servir de première marche vers un classement au rang de patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO de la tauromachie. Certains pays du monde pourraient en effet emboîter le pas de la France. D’autre part, malgré les dénégations du Ministère, il est à craindre que certains en profitent pour obtenir des subventions pour la corrida, ce qui aboutirait à contraindre les contribuables à financer une torture publique, qui est rejetée par 60 à 80 % des français régulièrement interrogés !

En conséquence la cinquantaine* de députés membres du Groupe d’Etudes parlementaires exigent du Ministre, Monsieur Frédéric MITTERRAND, le retrait immédiat de cette inscription inique qui élève au rang de culture l’indignité d’une cruauté assouvie en toute connaissance de cause sur des êtres vivants doués de sensibilité.

Il siérait mieux à la République de promouvoir et de valoriser le respect du vivant plutôt que la mise en spectacle d’actes de cruauté sur des animaux, étrangère à toute forme de culture.

 

* à l’exception de Jean-Pierre DECOOL et Rudy SALLES

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