Jean-François Copé au nom de l'UMP... prenons acte et agissons !

Publié le par Pression Ethique Anti Corrida Europe

Communiqué par notre amie Koala... à nos plumes et nos souris...  Réponse très utile qui éclairera ce bon Monsieur AUDOUZE qui pensait il y a peu qu'il n'y avait aucun danger ! Nous sommes vraiment pris par ces têtes chercheuses pour des cons !

 

PATRIMOINE-IMMATERIEL-CULTUREL

 

----- Original Message -----

From: "secretaire general" <secretairegeneral@u-m-p.org>

To: "Irène NOËL" <irene.noel

Sent: Wednesday, June 08, 2011 11:08 AM

Subject: RE : culture

 


Nos réf: JFC/JL/BR/MC


Chère Madame,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur l’inscription de la tauromachie à l’inventaire du patrimoine culturel français.

Je tenais à vous assurer que j’avais pris connaissance de votre courriel avec toute l’attention qu’il mérite et que j’avais pris bonne note de vos observations.

Cette procédure de recensement, strictement nationale, a été instaurée pour permettre à la France de remplir les obligations qui lui incombe suite à la ratification de la convention UNESCO sur le patrimoine immatériel.
 
Celle-ci fait obligation aux Etats parties de recenser les pratiques culturelles existant sur leur territoire, telles que les spectacles ou arts populaires – comme le « cantu in paghella » corse –,  les fêtes traditionnelles – le pèlerinage des Gitans aux Saintes-Maries de la Mer ou le « fest-noz » breton –, les techniques artisanales traditionnelles – les parfumeurs de Grasse ou la tapisserie d’Aubusson ¬–, les rituels spécifiques, voire les recettes de cuisine – la tarte Tatin – ou le « repas gastronomique des français », dernier dossier inscrit.
L’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France est constitué des dossiers établis sur la base d’enquêtes ethnologiques commandées par la Direction des patrimoines du Ministère de la Culture et de la Communication, dans le cadre d’une procédure de candidature à l’UNESCO, ou bien par des associations représentant une communauté ou un groupe qui souhaite voir un élément de son patrimoine immatériel figurer sur l’inventaire.

Ainsi, la demande relative à la corrida a été établie par un comité scientifique au nom de l’Observatoire Français des Cultures Taurines à la fin de l’année 2010 et la commission ethnologique y a donné un avis favorable en janvier dernier. Cette « commission interdirectionnelle », composée pour l’essentiel d’ethnologues et d’universitaires, rassemble des membres des différents services du Ministère concernés par le champ du patrimoine immatériel, des personnalités compétentes en la matière, des représentants de la Délégation française auprès de l’UNESCO et de la commission française pour l’UNESCO.

Pour admettre un dossier à l’inventaire national, le critère retenu est l’appartenance au patrimoine culturel immatériel tel que défini dans l’article 2 de la convention : pratique vivante, qu’une communauté reconnaît comme sienne et qui lui procure un sentiment d’identité, appartenant aux domaines visés par la convention (manifestations collectives, traditions orales, musiques, chants, danses, savoir-faire).

Il s’agit donc d’une procédure différente de la procédure UNESCO, qui est pilotée par l’organisation internationale et qui vise à la  promotion et parfois à la sauvegarde de pratiques culturelles menacées, notamment dans les pays les plus pauvres. Ce recensement n’est  rien d’autre que la prise en compte scientifique de la dimension culturelle de la corrida telle qu’elle est vécue et pratiquée en France dans « les régions de tradition taurine ininterrompue ».

Par ailleurs, l’inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de notre pays étant issue d’une procédure scientifique, la dimension scientifique est et doit rester première. A ce titre, elle ne donne lieu, en l’état du droit actuel, à aucune formalité particulière, autre qu’un courrier indiquant aux porteurs du dossier la position de la commission.

En outre, l’inscription ne procure aucun effet de droit et ne vaut ni reconnaissance, sinon celle d’une culture vivante qui contribue à l’identité des régions où elle se pratique, ni protection à quelque titre que ce soit, à la différence de la procédure UNESCO. S’agissant de la tauromachie, cette inscription n’a aucun effet sur le cadre juridique restrictif de pratique issu de la « Loi Grammont », de la même manière que l’inscription de pratiques religieuses se déroulant sur la voie publique n’a aucun effet sur le régime de ces manifestations au regard de la laïcité.

A fortiori, l’inscription n’implique aucune approbation morale et se borne uniquement à relever l’existence factuelle de la pratique et le développement à l’entour d’un certain nombre d’éléments de nature culturelle (rituels, œuvres inspirées, rassemblements populaires, pratique d’un vocabulaire spécifique…). Il ne s’agit en aucun cas d’une décision « politique » et ceux dont la sensibilité, dans notre pays, s’oppose à la corrida méritent autant de respect que ceux qui adhèrent à cette tradition en raison d’un héritage familial ou d’une initiation personnelle. Dans tous les cas, la liberté culturelle de chacun doit être garantie et telle est la principale signification de l’inscription de la corrida sur la liste du patrimoine culturel immatériel de la France.

En outre, cette inscription de la corrida à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de notre pays n’a rien de novateur et il apparaît exagéré de parler d’une « spécificité française » quant à la reconnaissance culturelle de la corrida. La France n’est pas le premier Etat à avoir procédé à une telle inscription puisque plusieurs régions autonomes espagnoles – celles de Madrid, Castille-La-Manche et Murcie –, juridiquement compétentes selon la Constitution de ce pays, l’ont fait en achevant notamment le processus de déclaration de la tauromachie comme « bien d’intérêt culturel ».

Enfin, si l’inventaire participe d’un recensement du patrimoine immatériel français, il ne constitue en rien une forme de reconnaissance de la part de l’État, ni de promotion ou de mise en valeur et ne donne droit à aucune subvention.

Espérant avoir répondu à vos préoccupations et restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Chère Madame, à l'expression de mes sentiments fidèles et dévoués.

Jean-François COPÉ

Publié dans Patrimoine immatériel

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pascale 13/06/2011 20:22


Mes cheveux sont droits sur la tête!!! Et de finir par "Enfin, si l'inventaire.... et ne donne droit à aucune subvention". Ben voyons!


Pression Ethique Anti Corrida Europe 17/06/2011 07:36



Ben, voyons !!!


Ce que j'apprécie le plus chez ces gens, c'est leur capacité de dire le contraire de ce qui est en plongeant leur regard droit dans la caméra ou dans les yeux de leurs électeurs  !


DORS, PETIT D'HOMME !