Torture corridesque... Eva Joly tergiverse... alors que sur la torture aucune compromission n'est possible

Publié le par Pression Ethique Anti Corrida Europe

Eva JOLY avait adressé un communiqué devant les attaques reçues après RUE89. Continuons à pressionner car c'est encore TERGIVERSER. AUCUN DEBAT SUR LA TORTURE CORRIDA N'EST POSSIBLE. C'est juste INACCEPTABLE, NON NEGOCIABLE. Cela doit cesser.

 

Les belles phrases du style :

 

"La prise de décision descendante doit être substituée à une véritable concertation avec les populations concernées afin de mettre un terme à la souffrance animale."E.V.

 

Nous n'attendons pas de réponse politicienne, juste une prise de position humaine  pour une politique autrement véritablement. Là où il y a torture, il  y a viol d'humanité. C'est avec de tels raisonnements qu'on perpétue l'indéfendable... Pendant que l'on concerte on continue de torturer ? Et à quand l'une de  ces commissions (comme celle sur l'argent taurin à l'assemblée nationale... merci M. VALLS !) : quand on veut enterrer un problème on crée une commission. On ne veut plus de politique politicienne.

 

 

 

Communiqué par Jean-Pierre GARRIGUES, CRAC EUROPE, initiateur du COLLECTIF NON A LA HONTE FRANCAISE

 

Corrida et combats de coqs : le nécessaire débat

 

 

EVA JOLY EUROPE ECOLOGIE LES VERTS

La récente inscription de la corrida au patrimoine immatériel français soulève à nouveau la question de la légitimité de la persistance de cette pratique.

 

En effet, le code pénal, qui interdit le fait d'exercer des sévices graves envers les animaux, stipule que  « les dispositions […]  ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie».

La notion floue de « tradition locale ininterrompue » a ouvert la voie à de nombreuses dérives : reprise de la tauromachie dans des zones où elle avait disparu depuis plusieurs dizaines d'années, extension de la pratique à une entité administrative large sous prétexte qu'elle existait dans une localité,... Dès lors, le principe d'interdiction stricte avec quelques exceptions s'est vu mué en des autorisations de plus en plus larges et le concept même de « tradition locale ininterrompue » est devenu totalement absurde.

 

Or, il a été démontré scientifiquement que les animaux possèdent des systèmes particuliers pour la perception des stimulations nocives et que cette perception s’accompagne d’une intense et désagréable composante affective. Dès lors, la conclusion à laquelle ces observations aboutissent est que les taureaux, comme les coqs, ressentent la douleur, le stress et la souffrance avec des caractéristiques semblables à celles ressenties par les êtres humains. La question principale est donc de savoir si un spectacle dans lequel la violence sur un être vivant constitue l’aspect essentiel est un bien culturel à préserver et à transmettre...

 

De plus, ce sont les ferias qui génèrent une activité économique locale et qui profitent aux commerçants. En moyenne, 90 % des personnes qui viennent faire la fête dans les rues n’assistent pas aux corridas.

 

Néanmoins, la question de l'interdiction de ces pratiques doit passer par un nécessaire débat et l'organisation de référendums d'initiative citoyenne afin de permettre à chacun d'exprimer son opinion et d'être le mieux renseigné possible. La prise de décision descendante doit être substituée à une véritable concertation avec les populations concernées afin de mettre un terme à la souffrance animale.

Eva JOLY

 

Publié dans La corrida c'est quoi

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